Alain Basso

Biographie

Après des études de violon au Conservatoire d'Annecy, il s'ouvre aux musiques amplifiées, dans des groupes de rock expérimental, où il se découvre progressivement une passion pour les manipulations sonores. La formation suivie à Collectif & Cie lui permet d'étudier le son à une autre échelle, avec les moyens d'un studio électroacoustique. Sa rencontre avec Tristan Murail en 1995 lui fait prendre conscience qu’à travers certaines écritures instrumentales, et particulièrement l’approche spectrale, il peut prolonger ses recherches de compositeur, qu’il développe ensuite à Genève dans la classe d’Éric Gaudibert.


Quand il explore la matière sonore, il cherche autant à obtenir des nouveaux modes d'expression qu'à produire des sensations inattendues, avec les sonorités les plus tactiles possible. À ce sujet, Alain Savouret le considère comme un véritable sculpteur de son. Il développe également de nouvelles lutherie pour traiter le son en direct dans la musique mixte et l’improvisation.

Très tôt, il est initié par la réalisatrice Béatrice Slasak au cinéma expérimental, dont la dimension plastique et l'étrangeté temporelle le fascinent. Dès ses premières images à l'École Supérieure d'Études Cinématographiques de Paris, il recherche des effets naturels de plasticité et s'investit dans l'art vidéo, tout en approfondissant sa connaissance des cinémas classiques et modernes, ainsi que celle des effets spéciaux et du cinéma d’animation, qu’il fréquente depuis son enfance. Il obtient un certain succès dans son travail de réalisateur pour son court métrage de fiction, « D’entre les morts », dont plusieurs prix en festivals.


Il met en scène ses propres spectacles dont dernièrement l’opéra « Èves Futures », qui synthétise ses penchants pour l’histoire, la littérature, la sémiologie sonore et les relations entre la musique et les images en mouvement. L'aspect poétique, à l'origine de son inspiration, est une constante dans l'ensemble de sa production.